TRIBUNAL PERMANENT DES PEUPLES : SENTENCE (extraits)
Sur l'accusation de Génocide
a) Les règles générales sur le Génocide
Aux termes de la Convention sur la prévention et la répression du crime de genocide, adoptée par l'Assemblee générale des Nations-Unies le 9 décembre 1948, le génocide est un « crime en vertu du droit international », «qu'il soit commis en temps de paix ou en temps de guerre» (article 1). [...]
Cette Convention est formellement entrée en vigueur le 12 janvier 1951 et elle a été ratifiée par la Turquie le 31 juillet 1950.
b) Accusation du génocide du peuple Arménien
Les Arméniens constituent sans doute possible un groupe national visé par la règle prohibant le génocide.
La conclusion est d'autant plus évidente qu'ils forment un peuple protégé par le droit à l'autodetermination, ce qui implique nécessairement qu'ils soient aussi un groupe dont la destruction est prohibée par la règle relative au génocide. [...]
Le gouvernement des Jeunes Turcs est coupable de ce genocide, en ce qui concerne les faits perpétrés de 1915 à 1917.
Le génocide arménien est aussi un «crime international» dont l'Etat turc doit assumer la responsabilité, sans pouvoir prétexter, pour s'y soustraire, d'une discontinuité dans l'existence de cet État.
Cette responsabilité entraîne principalement l'obligation de reconnaître officiellement la réalité de ce génocide et du préjudice en conséquence subi par le peuple arménien.
L'Organisation des Nations-Unies et chacun de ses membres sont en droit de réclamer cette reconnaissance et d'assister le peuple arménien à cette fin. Paris (France), avril 13-16, 1984.
MEMBRES DU TRIBUNAL :
- François RIGAUX (Belgique), Président
- Madjid BENCHIKH (Algerie)
- Georges CASALIS (France)
- Harald EDELSTAM (Suisse)
- Richard FALK (Etats-Unis)
- Ken FRY (Australie)
- Andrea GIARDINA (Italie)
- Sean MACBRIDE (Irlande)
- Leo MATARASSO (France)
- Adolfo PEREZ ESQUIVEL (Argentine)
- James PETRAS (Etats-Unis)
- Ajit ROY (Inde)
- George WALD (Etats-Unis)
* * *
Les Alliés sont en Arménie
Gémis donc, Haiasdan, crie pour qu’on t’entende
Le monde entier, le dos tourné, plante des choux
Ne faut-il pas que l’on achète et que l’on vende
Qu’on se marie et qu’on mettre au coffre des sous.
Mais quel autre que Dieu peut écouter la plainte
D’un peuple tout entier au pied de l’Ararat ?
Il n’est plus de croisés mourant en Terre Sainte !
Il n’en est qu’en esprit et je suis de ceux-là…
Interprète effrayé de la douleur humaine,
Je vous offre les pleurs qu’on verse près de vous
Et le sang de ce prêtre qui s’ouvrit les veines
Le proposant en prix pour apaiser des fous,
Seigneur !…voyez aussi ! je vous offre mes larmes !
Le fer à Ton Côté que je sens dans le mien,
Celui que d’Arméniens a causé tant d’alarmes
Et les bûchers de ces nouveaux martyrs chrétiens !
La douleur de la terre est un gouffre sonore.
Comme tu as souffert, faut-il qu’on souffre encore ?
Pour quelle dette, ô Dieu, une telle rançon ?
Quoi ! le sang de ton fils rougissant le calvaire
N’a-t-il pas des mortels obtenu le pardon ?
Et ne devait-il pas apaiser ta colère ?
Se peut-il Jéhovah, qu’il soit dans ton dessein
Qu’on prenne les enfants de la mère à son sein,
L’épouse à son époux, à son foyer la vierge ?
Qu’on allume un bûcher du prêtre avec un cierge ?
Celui qui t’abandonne appartient au démon
Qui le transperce à la pointe de l’hameçon,
Mais ce peuple arménien écoutait tes apôtres !
Ont-ils comme Jésus sur eux l’erreur des autres ?
L’Eglise dit que les martyrs des premiers temps
Etaient pour affirmer la puissance du Verbe ;
Vous servez-vous, mon Dieu, des bourreaux musulmans
Pour punir les païens d’Occident trop superbes ?
Peuples dont les moissons attendent la faucille
Et chez qui le paysan, le labeur accompli,
Goûte la paix des soirs avec sa famille
Que l’oiseau de l’azur couronne de ses cris,
Laboureurs qui vivez de la chère verdure,
Citadins qui glissez dans les douces voitures,
Ouvriers qui vous reposez du bon travail,
Fonctionnaires qui vous promenez sur le Mail,
Songez qu’il est là-bas un peuple que l’on pille,
Quand il n’a plus d’argent, qu’on lui ravit ses filles,
Qu’on y vit en l’état de siège en temps de paix,
Qu’on y est criminel encore étant parfait,
Qu’on n’y est jamais sûr de posséder une acre,
Ni que demain ne sera pas jour de massacre.
De Diarbékir, mil huit cent soixante-dix-huit,
Au rapport d’un évêque on lisait ce qui suit :
« Les Kurdes ont souillé notre église arménienne ;
Nos biens sont, disent-ils, les leurs, et les chrétiennes
Par la mort seulement échappent à leurs bras.
L’autorité des Turcs ne nous protège pas ;
Ceux dont quelque cachot punit le brigandage
Si c’est un Arménien qui subit son dommage
Le peuple en court ouvrir la porte à deux battants.
Si l’on résiste ‘A mort’ !…s’il faut des combattants
Le carnage ! les boutiques sont dévastées ».
Lisez les feuilles qui en furent publiées !
Les détails sont lassants et n’ont plus rien de neuf.
Soixante-dix-huit ! et quatre-vingt-seize et neuf !
Ce rapport ne dit rien ! les faits sont plus atroces !
On torture au fer rouge ; on fait bouillir les gens ;
On emplit le calice avec des excréments ;
On salit tout objet qui sert au sacerdoce
Et pour insulter Dieu, on insulte l’autel.
Les Gaulois envoyaient des flèches vers le ciel
Mais le Kurde s’enivre ayant sur son épaule
La croix comme un fusil, la chasuble et l’étole !
Il fait un feu vivant de morts et de blessés
D’enfants pris à la chair des épouses enceintes
Et dans l’horrible odeur de bitume enflammé,
Il donne par la danse à la mort une enceinte !
Trois cent mille Arméniens, si l’on ne nous abuse,
Cachant leurs nudités aux yeux quand on pouvait
Comme en un colossal radeau de la Méduse !
Et tous les jours on en laissait ! Il en mourait !
Plusieurs devenaient fous. On vit un certain prince
Mendier ! Souviens-toi ! rien qu’en une province
Cinquante mille veuves, dix mille orphelins,
N’attendaient de la vie autre espoir que sa fin.
« Voisin ! je crois prudent de fermer la boutique !
« L’air ne sera tantôt pas bon à respirer.
« Un soldat inconnu, un Kurde à l’œil oblique
« Errait dans le marché ce matin. Le pire est
« Que pour nous il n’est pas de défense possible
« Orfèvre, toi ; changeur, moi ! songe quelle cible !
« Quand on aura vidé nos maisons de nos biens…
« Le bout d’un fusil…pan !…sans juge pour toi, chien !
« -J’enverrai mes enfants…- Tiens ! c’est trop tard, regarde
« Ces fourmis sur les remparts, vois-tu ? c’est des gardes
« Pour tirer sur ceux qui s’évadent par les toits.
« Le gouverneur ? – ce sera comme l’autre fois !
« Le gouverneur était là-haut sur la montagne
« Et fit servir le soir aux Kurdes du champagne.
« Mon père ! ils l’on coiffé de leur turban maudit
« puis tué pour qu’il fût digne de leur Paradis
« Ce jour-là. Ecoute ! ce coup de feu ! signal.
« Cet autre est la réponse. Ah le glas paroissial ! »
Une affiche en un coin rassemblait les figures :
« Que la population chrétienne se rassure
« Malgré toutes ses plaintes, ses provocations,
« Le vol fait à un Turc d’un bœuf et d’un mouton,
« Moi, gouverneur, dis qu’il n’y aura pas d’alerte
« Pourvu que les portes chez vous restent ouvertes.
« Je garantis encore l’église à ce propos
« Comme asile inviolable et de parfait repos » !
Or, ce n’était que pour simplifier la besogne
Pour que chaque maison ne devînt pas un fort
Pour que chaque amateur trouvât un coffre-fort
Qu’une cave s’ouvrît aux désirs de l’ivrogne.
La foule avec des cris, ô ville, en tes remparts,
Est pareille à l’oiseau qui veut fuir de sa cage :
Ses efforts sont un jeu pour l’enfant campagnard.
Rien ne s’opposera au Kurde qui saccage ;
Les consuls étrangers par hasard sont absents.
Quelqu’un songe à Constantinople, au téléphone…
Innocent ! le coup vient justement du sultan !
Des têtes pour des loups ! des femmes pour des faunes !
Les soldats à cheval avancent insolents
Comme sur un tapis de femmes et de filles ;
On enferme avec soin à part les plus gentilles.
Elles demandent le martyre en gémissant !
Or le pacha qui commanda l’horrible attaque
Avait les ordres du sultan sur sa chabraque ;
On entre par la ruse en un couvent chrétien
Un signal est donné : il n’en reste plus rien !
L’église est un piège et pas une citadelle :
Aucun espoir jamais et dans aucun recours !
Aux marges des vitraux, sur des degrés d’échelle,
Le Kurde ricanant et pareil au vautour
Dans la foule à genoux mouvante et accablée
Choisit son homme et tire et réussit d’emblée.
« Regarde ce vieux-là et son petit marmot !
« Parions qu’ils vont tomber ensemble et sans un mot ».
Et voici la suprême horreur dans la folie !
Des crochets ont montré, dans une boucherie
Des pieds, des bras humains, pendus au bout de chaînes :
« A vendre, à bon marché, des morceaux de chrétiennes ! »
Le soir, c’est le silence ! en des mares de sang
Ivres, deux Kurdes se disputent un enfant.
Toukilat-Habar-Assar, vainqueur de l’Akhari,
Fit avec son portrait graver au bord d’un fleuve :
« Devant le Dieu Samas, courbe-toi, Naïri !
« J’ai conquis ce pays où mon cheval s’abreuve !»
Naïri, c’est le nom qu’avaient tes pâturages,
Tes rochers de volcan et tes vallons sauvages
Avant qu’en souvenir du glorieux Aram
Qu’aima, dit-on, Sémiramis ou Chamiram,
On leur donna celui des chaînes aratiques.
Naïri allait mieux à ces lieux bucoliques
Où le buffle et le cerf emmêlent aux rameaux,
Des oliviers d’argent qui cachent les moineaux,
Leurs cornes ; où le renard fait s’enfuir les cygnes
Sur les lacs reflétant les poiriers et la vigne,
Où le berger laissant à son fidèle chien
Le soin contre le loup de conserver ses vaches
Chante te mort, mouschegh le Mamigonien,
Et les Ar’lesq qui ne punissent que les lâches.
Mais Dieu n’a pas voulu, délicieuse Haïasdan,
Que tu jouisses en paix d’un site verdoyant !
L’Arabe, Tamerlan, le Perse, la Chaldée
Dans des siècles d’exil tour à tour t’ont damnée.
Mais l’armée aujourd’hui de tes envahisseurs
A le drapeau de liberté des nations sœurs !
Je te plains, intelligente et belle Arménie !
Que ma plume trop faible à te plaindre convie
Ceux qui savent combien tes peuples ont souffert
Depuis que les chrétiens commandés par Vartan
Défendaient Jésus-Christ contre les Musulmans.
Depuis que tu demandes aux vainqueurs idolâtres
De respecter la foi que chantent tes vieux pâtres.
La respecter ! Parler de respect à des Kurdes !
Plus que prévaricateurs, les Turcs sont absurdes.
Ils croyaient que malgré les journaux trop bavards
La main de la paix repoussait le cauchemar ;
Ils croyaient que tes monts, Arménie, ont des piles
Franchissables jamais pour des automobiles,
Que la Bourse en ce monde a déprimé les gens,
Et qu’on ne se bat plus que pour question d’argent
Que la diplomatie avait la bouche close
Qu’on s’entêtait partout à voir la vie en rose.
Or, les temps ont changé ! la guerre est dans les airs !
Les Alliés sont tombés chez eux comme un éclair !
Depuis que le canon tonne sur les Carpathes,
Il coupe d’un seul coup les fils des diplomates.
La guerre, c’est pour vous la paix, chrétiens martyrs,
Et l’on va relever les églises de Tyr.
Oui, recherche Haïasdan, ton ancienne limite
Et de tes anciens rois la glorieuse suite.
Tes larmes vont tarir, regarde l’avenir !
C’est apprendre à régner que d’apprendre à souffrir.
24 avril 1916
Max JACOB

Max JACOB(12 juil 1876 - 5 mars 1944). Portrait de droite: Max JACOB peint par Modigliani.
Ecrivain et poète français de confession juive reconverti au catholicisme (La Défense de Tartuffe, 1919), c’est Pablo Picasso qui est son parrain de baptême. Précurseur et ami des surréalistes, il est arrêté par la Gestapo et meurt au camp de concentration de Drancy.
Association les Amis de Max Jacob
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HORREURS DES CAMPS ARMÉNIENS
Récit d'un témoin oculaire : février 1917
Des milliers d'exilés arméniens sont retenus dans des camps d'internement turcs dans la vallée de l'Euphrate, et dans le nord de l'Arabie et de la Syrie. Le premier témoin neutre (ce n'est pas un Américain) à visiter ces camps a écrit un rapport de ce qu'il a vu et l'a remis à l'American Committee for Armenian and Syrian Relief, qui se porte garant de la fiabilité du témoin.
L'auteur du rapport dit qu'il a été autorisé à visiter les camps arméniens tout le long de l'Euphrate, et a pu voir et rassembler des données concernant les exilés.
« Il est impossible », écrit-il, "de rendre compte de l'impression d'horreur que m'a laissée mon voyage à travers les camps arméniens disséminés tout le long de l'Euphrate, particulièrement ceux sur la rive droite, entre Meskene et Deir-i-Zor. On ne peut même pas les appeler des camps, à cause du fait que la majorité de ces infortunés, brutalement tirés de leur terre natale, arrachés de leur maison et de leur famille, dévalisés de leurs effets à leur départ ou en route, sont parqués à l'air libre comme du bétail, sans abri, presque sans vêtement, et nourris irrégulièrement d'une nourriture tout à fait insuffisante".
L'auteur dit que les restes de la nation arménienne disséminés le long de l'Euphrate se composent de vieillards, de femmes et d'enfants.
« Meskene, de par sa position géographique à la frontière entre la Syrie et la Mésopotamie », continue l'auteur, « est le point naturel de concentration des Arméniens déportés issus des vilayets d'Anatolie, et envoyés ensuite tout le long de l'Euphrate. Ils arrivent là par milliers, mais la majorité y laissent leurs os. L'impression que laisse cette immense et lugubre plaine de Meskene est une impression de tristesse. Cette information a été obtenue sur place et m'a permis de certifier que presque 60 000 Arméniens y sont enterrés, emportés par la faim et les privations de toutes sortes, par des maladies intestinales et résultant du typhus. Aussi loin que l'œil puisse parvenir, on voit des tertres contenant 200 ou 300 cadavres enterrés dans le sol pêle-mêle, femmes, enfants et vieillards appartenant à différentes familles. A présent, près de 4500 Arméniens sont détenus entre la ville de Meskene et l'Euphrate. Ce ne sont plus que des fantômes vivants. »
« J'ai vu sous une tente de cinq ou six mètres carrés, (des gens disposant d’) environ 450 grammes de pain par jour. Cependant, quelquefois, et c'est le plus souvent le cas, ils restent deux jours sans rien à manger. Cette tente abritait 450 victimes quand j'y suis passé. Huit jours après, à mon retour, la maladie en avait emporté dix-sept. »
« Aux environs d'Herrera, il y a un petit endroit au nord de Meskene sur la rive de l'Euphrate.C'est le pire lieu du désert. Sur une petite colline à 200 mètres du fleuve sont confinés 240 Arméniens, sous la surveillance de deux gendarmes ».
Des conditions similaires de souffrance existaient à Hammam, où il y avait 1600 Arméniens; à Rekka, où ils étaient dans des camps. En conclusion, l'écrivain dit :
« Je pense qu'il y a 15 000 Arméniens dispersés tout le long de l'Euphrate, entre Meskene et Deir-i-Zor, en passant par Rekka. Comme je l'ai déjà dit, ces infortunés, abandonnés, maltraités par les autorités, meurent progressivement de famine. Le froid et l'humidité de l'hiver ajouteront leurs victimes à celles de la famine. Si des fonds ne sont pas envoyés, ces infortunés sont perdus ».
Le London Times a reçu les récits personnels de deux Musulmans dont la position antérieure officielle est connue; la véracité de leurs récits a été vérifiée par un examen personnel.
"Au mois d'août 1915", raconte l'un de ces témoins oculaires, « à environ deux heures de Zaart, j'ai vu des monceaux de corps arméniens, empilés dans deux ravins. J'ai estimé leur nombre à environ 15 000. J'ai appris que l'évêque arménien de Zaart n'avait pas été tué avec les autres, mais à sa propre demande avait été tué dans une caverne proche. Sur mon chemin de retour de Zaart à Moush, il y avait 500 Arméniens parqués dans une étable près de Moush, et enfermés. Par une ouverture du toit, des gendarmes lançaient des torches enflammées. J'ai vu les flammes et j'ai entendu les cris des victimes, dont toutes furent brûlées vives ».
« A Moush, les rues étaient jonchées d'Arméniens qui s'étaient aventurés dehors et avaient été tués sur place. Ni les vieillards, ni les aveugles, ni les malades n'avaient été épargnés ».
« Sur le chemin de Moush à Hanis, j'ai vu des corps d'Arméniens sans tête, à peu d'intervalles les uns des autres, dans les champs, sur le bord de la route. Entre Hanis et Sherkiskeuy, j'ai vu deux ravins remplis de cadavres d'Arméniens, la plupart des hommes. Il y en avait environ 400 dans chaque ravin ».
Le second témoin oculaire était en poste à Erzeroum en avril 1915, quand l'ordre vint de Constantinople, que les Arméniens devaient être déportés à l'intérieur. Il dit :
« A Kamach, j'ai vu en prison un chef de tribu kurde, Mursa Bey. Je lui ai demandé pourquoi il était là. Il dit :
« J'ai tué 70 000 Arméniens, et maintenant on m'a arrêté pour avoir frappé un gendarme ».
"Il a été par la suite exécuté en secret."
Ce témoin oculaire dit qu'il n'a pas vu d'officier allemand ayant eu réellement des liens avec les massacres, mais que les autorités militaires allemandes étaient au courant et n'avaient fait aucune tentative pour y mettre fin.
Traduction de Louise KIFFER, d’après un document publié dans le New York Times (février 1917), repris par armeniapedia.org
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NÉGATION DU GÉNOCIDE ARMÉNIEN SUR INTERNET
http://www.menq.am/imt_new/turk.html

With the support of the Switzerland-Armenia Association
Music by Alex EKIAN, vocal by Aram Kerovpyan, Akn ensemble
Concept by Jean ECKIAN
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